Tant bien que mal, avant j'aimais la vie, parce qu'on l'avait en commun.
Avant, j'aimais la Vie, même sachant tout ce que je savais, car dans l'immensité du vide il était là qui souriait.
Aujourd'hui, je chéris un fantôme, un souvenir.
Je pense encore à lui chaque jour, chaque minute, chaque seconde...absurde constance.
J'ai beau vivre, si on peut appeler ça vivre, j'ai beau baiser, et sortir...je pense encore à lui.
Je regarde les gens, leurs pas qui les emportent vers une finalité absente...et au fond de moi-même, son image qui me hante.
Je suis faible, et j'ai l'impression que mon corps se meurt lentement.
Seul mon esprit plein de souvenirs est encore vivace.
Je préfère ressasser le bien heureux passé que de me présenter de ce présent de merde.
Je n'oublierai pas ton visage, je n'oublierai jamais ta voix.
Je me morfond dans ma douleur.
N'attendez pas de chute à cette histoire, il n'y en a pas. Il est parti et plus rien n'a de sens pour moi.
J'envisage l'avenir comme une éternité de souffrance et d'ennui.
Ma lâcheté m'empêche de mettre fin à mes jours.
Je continuerai à sortir, à taper , à boire et à persécuter des cons. Jusqu'à ce que j'en crève.